En bref
- Donald Trump a insulté la Norvège en meeting
- Il lie ses propos à son Nobel manqué
- Oslo répond en rappelant l’indépendance du comité
Le déplacement de Donald Trump dans le Michigan, censé porter sur les élections de mi-mandat, a viré à la charge contre la Norvège. Dimanche 25 octobre 2026, le président américain a qualifié le pays de « pays de chiottes » et a ajouté, en parlant de la Norvège, « franchement, la Norvège craint ».
Un meeting dans le Michigan qui dérape sur le Nobel
La scène se déroule pendant un meeting électoral dans cet État clé. Au lieu de rester sur le scrutin sénatorial du 3 novembre, Donald Trump a relancé une rancœur déjà ancienne contre le prix Nobel de la paix. La formule employée rappelle ses propos de 2018 sur Haïti et certains pays d’Afrique, dont la Somalie, qui avaient déjà provoqué un tollé.
Et il ne s’est pas arrêté là. Le président américain a aussi expliqué qu’il accepterait des migrants de certains pays, mais pas ceux venus de Norvège, en liant explicitement ce rejet au fait de ne pas avoir reçu la récompense.
La vieille obsession du prix de la paix refait surface
Cette année, le Nobel de la paix 2026 a été attribué à la Sud-Africaine Navi Pillay pour l’ensemble d’une carrière de juriste marquée par son combat contre des atrocités commises notamment au Rwanda et au Proche-Orient.
Comme l’an dernier, Donald Trump a contesté ce choix. Il affirme, de façon présentée comme fantaisiste, avoir mis fin à huit guerres. Il a dénoncé une « tache indélébile » pour la Norvège et estimé que le Nobel de la paix était « discrédité à jamais ». Résultat, l’épisode dépasse la simple pique de campagne et touche à un symbole diplomatique connu dans le monde entier.
Oslo répond avec distance
Côté norvégien, la réponse est restée mesurée. Le ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a rappelé sur la radio publique NRK que le comité Nobel est indépendant du pouvoir politique.
Il a aussi souligné que Donald Trump avait son style propre et qu’il parlait beaucoup en pleine campagne, alors que celle-ci ne se passait peut-être pas très bien pour son parti. Bref, Oslo préfère mettre en avant ses longues relations avec les États-Unis plutôt que d’alimenter l’escalade.
Une sortie qui déborde jusque sur l’immigration
Le même jour, Donald Trump a de nouveau attribué la récente agitation sociale en France à l’immigration. Ce lien, glissé dans un rassemblement pourtant tourné vers les enjeux intérieurs américains, montre que la question migratoire reste au centre de son discours.
Ce qui frappe, quand même, c’est le mélange des registres. Une récompense internationale, une campagne locale dans le Michigan, des attaques contre la Norvège et une nouvelle charge sur la France. La suite immédiate, elle, est politique, avec le scrutin du 3 novembre en ligne de mire.